Agathe Mercat
Ce projet est né de mon envie de réagir face à la fast‑fashion. Pour dépasser la culpabilisation des consommateurs, j’ai choisi de comparer ces stocks de vêtements que l’on retrouve si vite dans les recycleries à la notion « d’inexistant » chez Claude Régy. Car, comme dans l’énoncé de ce dernier, ces habits sont là tout de même. S’ils n’agissent plus en tant qu’habit, ils continuent à peupler, pour ne pas dire polluer, notre monde. J’ai sélectionné ceux qui arboraient un message publicitaire ou faussement « positif » et j’ai proposé aux personnes de choisir des traductions à broder directement sur le vêtement. Ainsi la notion de recyclage pouvait s’étendre aux écrits et l’on ne pouvait plus faire comme s’ils n’existaient pas. Le projet a été activé sous forme d’un stand reprenant, de façon détournée, les codes d’une boutique : le passant ne payait pas mais promettait simplement d’adopter le vêtement et de ne jamais l’abandonner.
Ce projet a pris naissance au sein des ACL (Ateliers libres de créations). Ce groupe, constitué d’ingénieurs, d’artistes et de passionnés, se retrouvait une fois par mois aux Ateliers du Vent pour créer sans contraintes en se donnant simplement un thème large propice à l’inspiration.
Pour découvrir le film de Manon à propos de ce projet: https://artoistv.univ-artois.fr/video/3729-sous-titre-les-ateliers-du-vent/